Pour ceux qui se demandaient pourquoi je faisais un petit séjour pré-greffe et bien j'ai fait un petit séjour en hospitalisation de gynéco pour une coelioscopie...
Je vous explique !
Vendredi 30 novembre 2012
Lors de ma dernière consultation en hémato, le médecin m'a expliqué qu'après un traitement pré-greffe composé d'une chimiothérapie intense et d'une radiothérapie importante, une stérilité pouvait apparaître. Je suis tombée un peu de haut car nous étions à J-12 de mon entrée à l'hôpital pour la greffe et rien n'avait été prévu !
Du coup le jour même mon hémato se démène (enfin c'est normal, c'est lui qui avait un peu oublié de me parler de "projets parentaux" comme il nous a dit) pour me trouver un rendez-vous chez une généticienne puis celle-ci m'amène chez le chirurgien gynéco.
Bizarrement j'hésite, je ne sais pas si je suis prête pour une énième intervention, je me dis qu'on a déjà Théo, que c'est déjà bien et qu'on laissera le destin agir même si l'issue semble déjà toute trouvée (il y a peu de chance d'avoir un jour un enfant si on ne tente pas cette intervention). Finalement j'ai la chance d'être accompagnée par une super amie qui elle ne fléchit pas et me dit qu'au moins je mets toutes les chances de mon côté, que c'est vraiment un procédé révolutionnaire qui ne peut qu'être positif, et j'accepte ...
Une date est enfin posée pour une ovariectomie avec autoconservation du tissus ovarien : le 6 décembre ! (voir document en pièce jointe à la fin du post)
Le jour J (et quelques jours avant et après)
Je suis hospitalisée dans l'après-midi du mercredi 5 décembre pour une coelioscopie sous anesthésie générale prévue le lendemain. Comme d'habitude j'appréhende énormément les anesthésies mais je tombe sur un interne en anesthésie qui me rassure énormément et du coup je suis un peu plus sereine.
Les infirmières, sage-femmes et aide-soignantes sont vraiment très sympas et j'ai une super chambre INDIVIDUELLE dans la nouvelle aile de l'hôpital Minjoz !!
J'ai également hérité d'un superbe bracelet, des fois que j'oublie mon nom ainsi que de magnifiques collants anti-phlébite. Je vous laisse admirer le travail :
J'ai également hérité d'un superbe bracelet, des fois que j'oublie mon nom ainsi que de magnifiques collants anti-phlébite. Je vous laisse admirer le travail :
Le Jour J arrive, mais je suis la dernière à passer, il est donc 13h et je ne suis toujours pas descendue, 13h15 ouf les brancardiers arrivent, ils sont aussi très sympas et détendent un peu l'atmosphère (d'ailleurs je suis toujours tombée sur des brancardiers bien agréables, blagueurs, comme si on embauchait dans cette profession que des marrants pour détendre les patients). En bas (au bloc) ils m'attendaient depuis une heure ... je fais connaissance avec l'équipe du bloc : anesthésistes, infirmières, internes, le chirurgien n'est toujours pas arrivé.
Le moment de m'endormir arrive enfin, je suis toujours aussi tendue par cette anesthésie qui finalement se passe bien. On compte jusqu'à 10, enfin pas le temps car à 5 je dors déjà. J'émerge du coup en salle de réveil, je me réveille plusieurs fois avant que l'infirmière m'autorise à remonter dans ma chambre.
Je rentre donc dans ma chambre et mes parents ne tardent pas à arriver, les pauvres, ils sont restés jusqu'à 20h30 et je ne faisais que de piquer du nez à cause de l'anesthésie qui faisait encore effet. Je les entendais parler mais je n'arrivais pas à garder mes yeux ouverts, c'est vraiment étrange comme sensation !
Le lendemain, le chirurgien vient me voir avant la sortie, me dit que j'ai été très courageuse (yes c'est ma marque de fabrique) et que tout s'est bien passé. Son collègue généticien, sera lui, venu la veille pour m'expliquer qu'ils ont pu congeler 6 fragments de tissus ovariens.
Qu'est-ce qu'une autogreffe d'ovaire ?
La réutilisation par autogreffe du tissu ovarien cryoconservé est actuellement la seule technique envisageable quand la patiente ayant sa fonction ovarienne irrémédiablement perturbée, désire un enfant. Cette greffe implique que la patiente soit guérie de sa maladie, qu'il n'y ait pas de contre-indication à la grossesse et que la greffe d'ovaire ne présente pas un risque de réintroduction de cellules anormales dans l'organisme.
Pour illustrer mes propos voici un article paru dans la presse Bisontine en Septembre 2009 qui présente la première autogreffe d'ovaire en vue d'une grossesse, réalisée en France, eh oui à Besançon !!!




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