samedi 8 décembre 2012

Alimentation

Je ne suis pas un exemple parfait concernant l'alimentation, mais depuis la leucémie, je dois d'une part faire attention à ce que je mange et comment je le mange mais d'autre part je suis convaincue que mon alimentation déséquilibrée n'est pas étrangère à tout ce qui m'arrive.
 
Bien sûr, l'alimentation seule ne suffit pas à prévenir tout risque de cancer. Mais la nourriture y contribue puissamment.

"L'Institut national du cancer (Inca) affirme que, chaque année, 30 % des 350.000 nouveaux cas de cancer en France pourraient être évités avec une alimentation équilibrée et diversifiée, fondée sur la consommation de produits protecteurs."

"Voici une sélection de vingt aliments naturels parmi les plus protecteurs : une ordonnance saine et gourmande, rédigée avec l'expertise du Pr David Khayat et du Dr Laurent Chevallier"

Ail
Effets : L’ail est un puissant antioxydant qui contient des composés sulforés qui empêchent le développement des cellules cancéreuses. II peut réduire le risque de cancer de l’estomac et avoir un rôle protecteur contre le cancer du côlon, selon plusieurs études épidémiologiques réalisées aux Etats-Unis.
Fréquence : 1 à 2 fois par semaine.
A savoir : Cru de préférence : peler, écraser ou couper en petits morceaux.
 
Artichaut (céleri, épinards)
Effets : L’artichaut, tout comme le céleri et les épinards, est très riche en fibres. C’est un puissant prébiotique qui a pour effet d’améliorer le transit et d’équilibrer la fleur intestinale. Un excellent aliment à consommer pour prévenir le risque de cancer de l’intestin et du côlon. La présence de flavonoïdes réduit également le vieillissement des cellules.
Fréquence : 2 à 4 fois dans le mois.
A savoir : Cuire à la vapeur douce et associer à de l’huile d’olive.
 
Brocoli
Effets : Les crucifères (choux, navet, radis) contiennent de nombreux antioxydants, notamment des folates (vitamine B naturelle). La consommation de brocoli permet de prévenir le risque de cancer du côlon, du foie ou encore de la prostate, selon une récente étude.
Fréquence : Tous les jours.
A savoir : Produits biologiques de préférence et cuire à la vapeur douce (95 °C max.)
 
Crevette fraîches
Effets : La crevette est un aliment peu calorique et riche en protéines. La présence de vitamine B dont B12 favorise aussi le renouvellement cellulaire. Surtout, ce crustacé est peu contaminé par les métaux lourds et les PCB (produits chimiques).
Fréquence : 1 fois par semaine.
A savoir : Sans sulfite ajouté.
 
Curry
Effets :  Cette épice contient une substance appelée curcumine qui agit comme antioxydant et favorise la détoxification de certaines substances cancérigènes, les rendant ainsi inoffensives. Il agit positivement contre le risque de cancer de la peau et du pancréas, selon de récentes études. Associé à du poivre noir, le curcuma devient un très puissant protecteur naturel.
Fréquence : 1 à 2 pincées, 3 fois par semaine.
A savoir : Remplace avantageusement le sel.
 
Gingembre frais
Effets : Le gingembre est riche en fibres et minéraux et contient de nombreux antioxydants. Il a pour effet de freiner le développement des cellules cancéreuses, notamment contre le cancer colorectal chez l’homme et le cancer des ovaires chez la femme.
Fréquence : 1 à 2 fois par semaine.
A savoir : Râper dans une salade composée.
 
Grenade
Effets :  Les études en laboratoire ont démontré que la grenade – pur jus ou extrait – permet de ralentir la progression de certains cancers et leur récidive : prostate, côlon, sein… Sur le cancer du côlon, les risques sont diminués d’au moins 30 %.
Fréquence : A consommer sans limite, parfait le matin à la place du jus d’orange.
A savoir : Remplace idéalement le jus d’orange.
 
Huile de noix
Effets : L’huile de noix est riche en antioxydants et en oméga 3. En assaisonnement, c’est un complément efficace pour prévenir le risque de cancer du pancréas.
Fréquence : 1 filet une fois par jour.
A savoir : En assaisonnement.
 
Lapin
Effets : Cette viande maigre est riche en protéines et en oméga 3, qui agit positivement contre le vieillissement cellulaire, notamment dans la prévention du cancer du sein.
Fréquence : 2 à 4 fois par mois.
A savoir : Eviter les matières grasses et les modes de cuisson : grillades et barbecue.
 
Maquereau (sardines, anchois)
Effets : Les poissons gras et à l’huile, non pollués, sont par définition bons pour la santé, riche en protéines et en oméga 3. Ils participent à la prévention de certaines maladies dégénératives, notamment dans la prévention du cancer du sein et de la prostate.
Fréquence : 2 à 3 fois par semaine.
A savoir : Cuire à la vapeur douce (max. 95 °C), ajouter des câpres.
 
Miel
Effets : Le miel possède de nombreuses vertus thérapeutiques, on en découvre régulièrement de nouvelles. Il contient des flavonoïdes et participe à la protection cellulaire. Il a un effet bénéfique notamment contre le risque de cancer du sein.
Fréquence : 2 cuillères à café par jour tout au plus.
A savoir : Avec du pain complet et bio de préférence.
 
Myrtille
Effets positifs : Les fruits rouges (mûres, fraises, framboises) sont riches en antioxydants et permettent de prévenir certains cancers de la bouche, du pharynx et de l’œsophage. La myrtille, source importante de flavonoïdes, a notamment un effet positif contre le vieillissement cellulaire.
Fréquence : Le plus souvent possible.
A savoir : Production française et européenne.
 
Œuf
Effets : Les œufs contiennent de la lutéine et de la zéaxanthine, deux caroténoïdes qui présentent des vertus antioxydantes et protectrices, notamment pour le cancer du sein avant la ménopause.
Fréquence : 3 à 5 fois par semaine.
A savoir : Moins de matière grasse possible.
 
Oursin
Effets : Riches en iode, certains fruits de mer (coques) et certains crustacés (huîtres) participent au bon renouvellement cellulaire. En particulier grâce à la présence de povidone qui permet de prévenir le risque de cancer de la thyroïde.
Fréquence : Quand l’occasion se présente, au restaurant par exemple.
A savoir : Ajouter un filet de citron.
 
Persil
Effets : Cette herbe aromatique est particulièrement riche en vitamine C et en calcium. Le persil contient de nombreux antioxydants qui permettent notamment de prévenir le risque de cancer de l’ovaire chez la femme.
Fréquence : 3 à 5 fois par semaine.
A savoir : Saupoudrer sur de multiples aliments et associer à de l’huile d’olive.
 
Raisins secs
Effets : Les fruits secs (abricots, pruneaux, noix), bien que riches en glucides, sont intéressants pour les fibres qu’ils contiennent et qui ont pour effet d’emprisonner les éléments toxiques présents dans notre organisme. Ils contiennent des antioxydants qui présentent des vertus protectrices sur les cellules intestinales et dans la prévention du cancer de la prostate.
Fréquence : 2 à 3 par jour en milieu d’après-midi.
A savoir : A mélanger avec d’autres fruits secs.
 
Riz complet
Effets : Le riz est une céréale riche en glucides qui contient de la mélatonine. Une hormone qui aurait des qualités protectrices notamment dans la prévention du cancer du sein chez la femme.
Fréquence : Tous les deux jours.
A savoir : Riz biologique.
 
Roquette
Effets : Cette salade est une source importante de folates (vitamines B9) aux vertus antioxydantes jusqu’à cinq fois supérieures aux autres salades, en raison de la présence de quercétine. Une étude américaine réalisée en 2010 a démontré que le curcuma a des effets prometteurs dans la prévention du cancer du côlon, en réduisant la taille des polypes.
Fréquence : Tous les jours.
A savoir  :Mélanger avec d’autres salades.
 
Thé vert
Effets : Cette boisson est particulièrement riche en antioxydants, notamment l’EGCG. C’est un anti-inflammatoire et un puissant protecteur contre le développement des tumeurs cancérigènes. Des essais cliniques ont confirmé son effet positif dans la prévention des cancers de la bouche et de la prostate.
Fréquence : 1 à 2 fois par jour.
A savoir : Ne pas ajouter de sucre ni d’édulcorants. Associer à du gingembre frais.
 
Tomate
Effets : Les légumes rouges (betterave, poivron, oignon) présentent des vertus certaines pour la santé, notamment grâce à la présence de lycopène, un puissant antioxydant. Selon plusieurs études épidémiologiques, la consommation de tomate (6 g par jour) permet de réduire le risque de cancer de la prostate de l’ordre de 30 %.
Fréquence : 3 fois par semaine.
A savoir : Produits biologiques de préférence et ne pas ajouter de sel.

 
 
Evidemment par rapport aux aliments de cette liste, je suis tellement difficile que je n'en aime qu'un tiers ... mais bon à réfléchir pour ma vie future !!!

vendredi 7 décembre 2012

Hospitalisation de 3 jours avant la greffe

Pour ceux qui se demandaient pourquoi je faisais un petit séjour pré-greffe et bien j'ai fait un petit séjour en hospitalisation de gynéco pour une coelioscopie...
 
Je vous explique !
 

Vendredi 30 novembre 2012

Lors de ma dernière consultation en hémato, le médecin m'a expliqué qu'après un traitement pré-greffe composé d'une chimiothérapie intense et d'une radiothérapie importante, une stérilité pouvait apparaître. Je suis tombée un peu de haut car nous étions à J-12 de mon entrée à l'hôpital pour la greffe et rien n'avait été prévu !
 
Du coup le jour même mon hémato se démène (enfin c'est normal, c'est lui qui avait un peu oublié de me parler de "projets parentaux" comme il nous a dit) pour me trouver un rendez-vous chez une généticienne puis celle-ci m'amène chez le chirurgien gynéco.
 
Bizarrement j'hésite, je ne sais pas si je suis prête pour une énième intervention, je me dis qu'on a déjà Théo, que c'est déjà bien et qu'on laissera le destin agir même si l'issue semble déjà toute trouvée (il y a peu de chance d'avoir un jour un enfant si on ne tente pas cette intervention). Finalement j'ai la chance d'être accompagnée par une super amie qui elle ne fléchit pas et me dit qu'au moins je mets toutes les chances de mon côté, que c'est vraiment un procédé révolutionnaire qui ne peut qu'être positif, et j'accepte ...
 
Une date est enfin posée pour une ovariectomie avec autoconservation du tissus ovarien : le 6 décembre ! (voir document en pièce jointe à la fin du post)
 

Le jour J (et quelques jours avant et après)

Je suis hospitalisée dans l'après-midi du mercredi 5 décembre pour une coelioscopie sous anesthésie générale prévue le lendemain. Comme d'habitude j'appréhende énormément les anesthésies mais je tombe sur un interne en anesthésie qui me rassure énormément et du coup je suis un peu plus sereine.
 
Les infirmières, sage-femmes et aide-soignantes sont vraiment très sympas et j'ai une super chambre INDIVIDUELLE dans la nouvelle aile de l'hôpital Minjoz !!

J'ai également hérité d'un superbe bracelet, des fois que j'oublie mon nom ainsi que de magnifiques collants anti-phlébite. Je vous laisse admirer le travail :

 
 
 
Le Jour J arrive, mais je suis la dernière à passer, il est donc 13h et je ne suis toujours pas descendue, 13h15 ouf les brancardiers arrivent, ils sont aussi très sympas et détendent un peu l'atmosphère (d'ailleurs je suis toujours tombée sur des brancardiers bien agréables, blagueurs, comme si on embauchait dans cette profession que des marrants pour détendre les patients). En bas (au bloc) ils m'attendaient depuis une heure ... je fais connaissance avec l'équipe du bloc : anesthésistes, infirmières, internes, le chirurgien n'est toujours pas arrivé.
 
Le moment de m'endormir arrive enfin, je suis toujours aussi tendue par cette anesthésie qui finalement se passe bien. On compte jusqu'à 10, enfin pas le temps car à 5 je dors déjà. J'émerge du coup en salle de réveil, je me réveille plusieurs fois avant que l'infirmière m'autorise à remonter dans ma chambre.
 
Je rentre donc dans ma chambre et mes parents ne tardent pas à arriver, les pauvres, ils sont restés jusqu'à 20h30 et je ne faisais que de piquer du nez à cause de l'anesthésie qui faisait encore effet. Je les entendais parler mais je n'arrivais pas à garder mes yeux ouverts, c'est vraiment étrange comme sensation !
 
Le lendemain, le chirurgien vient me voir avant la sortie, me dit que j'ai été très courageuse (yes c'est ma marque de fabrique) et que tout s'est bien passé. Son collègue généticien, sera lui, venu la veille pour m'expliquer qu'ils ont pu congeler 6 fragments de tissus ovariens.
 
 

Qu'est-ce qu'une autogreffe d'ovaire ?

La réutilisation par autogreffe du tissu ovarien cryoconservé est actuellement la seule technique envisageable quand la patiente ayant sa fonction ovarienne irrémédiablement perturbée, désire un enfant. Cette greffe implique que la patiente soit guérie de sa maladie, qu'il n'y ait pas de contre-indication à la grossesse et que la greffe d'ovaire ne présente pas un risque de réintroduction de cellules anormales dans l'organisme.

Pour illustrer mes propos voici un article paru dans la presse Bisontine en Septembre 2009 qui présente la première autogreffe d'ovaire en vue d'une grossesse, réalisée en France, eh oui à Besançon !!!
 
 
 
 
 

samedi 29 septembre 2012

Don de moelle osseuse

Un jour les médecins ont parlé de la greffe de moelle osseuse, au début tout était vague, on l'envisageait, mais si ça n'était pas possible on ferait autrement, et patati et patata... bref au départ la greffe de moelle était juste conseillée (quelques mois après on m'explique que si il n'y avait pas eu de greffe de moelle, j'avais 70% de risque de faire une rechute)...

Du coup, comme dans toute greffe de moelle, on cherche déjà des donneurs du côté des frères et soeurs, je n'ai qu'une petite soeur (si si j'ai bien insisté auprès de mes parents, pas de frangins cachés). Ma petite soeur n'étant pas compatible, je n'avais plus qu'une chance sur 1 millions de trouver un donneur, nous avons donc pris notre mal en patience puisqu'il est long de faire les recherches pour trouver un donneur compatible.

 Pendant ce temps, j'ai décidé de faire un petit peu de publicité concernant le don de moelle, en effet, moi la première, beaucoup de personnes pensent que le don de moelle consiste à prélever dans le dos (la moelle épinière). Eh bien, faux ("et totalement faux comme dirait Nico"), le prélèvement de moelle osseuse ne s’effectue pas dans la colonne vertébrale mais en superficie dans les os postérieurs du bassin, très riche en moelle osseuse. Il ne faut pas confondre moelle osseuse et moelle épinière ! Il n’y a donc pas de risque d’être paralysé à l’issue d’un don de moelle osseuse.

Vous pouvez trouver toutes les informations ainsi que la démarche à faire pour s'inscrire sur le registre de donneur de moelle sur :
http://www.dondemoelleosseuse.fr/

Il faut savoir que les membres de la famille (autres que frères et soeurs) n'ont pas plus de chance d'être compatibles avec le malade mais ils peuvent toujours s'inscrire pour aider quelqu'un d'autre.

J'en profite pour remercier toutes les personnes qui étaient un peu frileuses à l'idée de s'inscrire sur ce registre, surtout en sachant que ça n'est pas avec moi qu'ils seraient compatibles, mais qui y sont quand même allées (Nico et Julien qui pourtant n'aiment pas les piqûres, Caro, Hélène, Céline, Arnaud, Béa, Joëlle, Seb, Elodie, Nico mon cousin, etc... j'en ai oublié désolée) ; sans oublier ceux qui étaient déjà inscrits (mes parents adorés, ma sister, Astrid ma super coupine) !!!

 
Mais comment peut-on savoir qui est compatible avec qui ?

Chaque personne possède une « carte d’identité biologique » qui lui est propre. C’est la similitude entre 2 cartes d’identité biologique qui détermine la compatibilité entre 2 personnes, et la possibilité de faire une greffe.

Chaque personne possède sa propre « carte d’identité biologique », transmise génétiquement : le système
HLA (antigènes d’histocompatibilité humaine). Il se compose de plusieurs marqueurs spécifiques dont la comparaison entre les personnes permet de déterminer leur compatibilité. Ce système très complexe n’a rien à voir avec le groupe sanguin.

En théorie, un malade a 1 chance sur 4 d’être compatible avec un frère ou une sœur, car il existe 4 possibilités différentes de distribution des antigènes
HLA.

Lorsqu’il n’y a pas de donneur compatible dans la fratrie, il est nécessaire de trouver un donneur non apparenté compatible. Le médecin greffeur fait appel alors au registre France Greffe de Moelle pour y rechercher, tant au niveau national qu’international, un donneur dont les caractéristiques génétiques sont aussi proches que possible de celles du malade. La probabilité d’être compatible entre deux individus pris au hasard est très rare : 1 chance sur 1 million.

C’est pourquoi chaque inscription sur le registre France Greffe de Moelle compte car elle représente une chance supplémentaire de guérison pour les malades qui ont besoin d’une greffe de moelle osseuse.